17 Décembre 2025
À peine posé du vol retour Tananarive-Genève, me voilà encore avec des grains de sable malgache dans les chaussures et le goût du poulet coco qui colle au palais. Là-bas, c’est un peu la star des fêtes de fin d’année : pas de dinde, pas de marrons, mais du poulet qui danse le salegy avec des noix de coco. Luxe ultime sous les tropiques, surtout lorsqu’on sait que le quotidien à Madagascar reste, lui, beaucoup moins festif.
Mais revenons à nos volatiles. Là-bas, les poulets se divisent principalement en deux catégories : il y a le poulet gasy (ou poulet malgache), le champion local, athlète olympique, musclé comme un marathonien, ultra-bio sans label et toujours en cavale. On le croise partout : sur les routes, dans les cours, à l’aéroport, mais l’attraper relève du miracle.
Puis il y a les autres, ceux d’élevage, ceux qui n’ont pas pris l’abonnement fitness et qui acceptent volontiers de mijoter gentiment dans une cocotte. Ce sera donc lui le héros de notre assiette.
Le poulet coco est un plat qui a voyagé dans le cœur de tous ceux qui ont mis un pied sur la Grande Île. Une recette simple, solaire, dont la devise pourrait être : « Avec presque rien, faisons tout bon ». Car les Malgaches ont la chance d’avoir tous les ingrédients à proximité, comme les cocotiers par exemple, que l’on trouve à tous les coins de plage. Résultat : dès que tu sais tenir une casserole et ouvrir une noix de coco sans transformer ta cuisine en scène de crime… tu sais faire du poulet coco, ou presque. Mais rassurez-vous, en Suisse les noix de coco ne vous tombent pas sur la tête, elles sont déjà râpée, dans les rayons de l’épicerie du coin.
Mais ce poulet, celui qui n'a jamais connu le jogging tropical, sa chair reste muette, fadace même, faudra donc l’arranger. Les Malgaches, malins comme tout, savent le dompter grâce à deux rhizomes cousins qu’ils ont sous la main, le gingembre dont la chaleur mentholée arrange à merveille l’odeur primaire du poulet ainsi que le curcuma pour sa couleur et son efficacité pour sublimer tout ce qui est recette au lait de coco. Et pour que tout ce petit monde s’entende parfaitement, un bâton de cannelle débarque pour jouer les diplomates aromatiques.
Un plat mémorable, tout doux, ensoleillé et festif, idéal pour un dimanche pluvieux en plein mois de février.
Servir, évidemment avec un bon riz nature, mais pas que, puisque sur chaque table malgache qui se respecte, on trouve un pot de pâte de piment maison.
À vos marmites, karibo sakafo (bon appétit !)
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Recette au format pdf
Recette pour 4 à 5 personnes
Ingrédients
1 gros poulet fermier, 1,5 à 2 kg
500 ml de lait de coco en boîte (ou fait maison)
1 gros oignon
1 poivron rouge
3 gousses d’ail
2 à 3 tomates ou 200 g de tomates concassées en boîte
50 g de noix de coco râpée (fraîche ou séchée)
1 cuillerée à soupe de gingembre frais râpé
15 cm de bâton de cannelle de Madagascar
2 cuillères à café de curcuma en poudre
1 cc de poivre sauvage de Madagascar (entier)
De l’huile
Du sel
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